| Thématique : La gouvernance vue par Galilé |
A chaque cession de formation sur le management des hommes que j’ai animé pour les padaouannes de Galilé, la même question m’est posée à un moment ou un autre :
Patron ? (Eh oui, il faut marquer la différence) c’est bien beau tout ce que vous nous racontez mais être un bon chef, cela s’apprend ou bien c’est inné ?
Et ma réponse est toujours la même : c’est inné vous n’avez donc aucune chance…
Au-delà de l’anecdote et de la provocation qui me permettent d’ouvrir des débats toujours forts intéressants, cette réponse est la meilleure que je puisse trouver pour illustrer ce en quoi nous sommes certains chez Galilé : le levier le plus sensible du management se situe au niveau de l’énergie psychologique de chacun.
Mais attention ! Le manager aussi a besoin d’énergie psychologique ! Nous sommes deux à jouer à ce jeu là.
Qu’entend-t-on, chez Galilé, quand on parle d’énergie psychologique ?
Pour prendre des raccourcis que les puristes ne manqueront pas de relever, c’est l’énergie qui nous reste quand on fait le delta entre l’énergie positive qui nous vient de notre confiance en nous et l’énergie négative portée par la somme de nos doutes.
Comme un dessin vaut mieux qu’une phrase fumeuse :

Quand elle est positive comme sur mon schéma, c’est l’idéal : on en utilise une partie pour faire face à nos obligations minimales quotidiennes puis le reste est mis gracieusement à la disposition de notre manager.
Cela devient plus compliqué quand elle est juste suffisante pour couvrir mes besoins minima, et carrément suicidaire lorsque mes doutes sont plus grand que la confiance que j’ai en moi !
Alors, chez Galilé, c’est simple : un bon manager, c’est celui qui augmente la confiance en soi de ses collaborateurs, qui diminue leurs doutes et qui entretient de cette façon leur énergie psychologique… Même (et surtout) aux moments où la sienne est faible.
Alors patron, comment on fait ?
Ya qu’à faut qu’on lui envoie des strokes !!
Un stroke (coup ou caresse in english) est une unité d’attention envers une personne.
Les strokes reflètent un besoin vital pour se sentir exister et avoir un certain confort de vie. Les personnes manquant de strokes ont tendance à provoquer des strokes négatifs, la plupart des individus préférant un stroke négatif à une absence totale de strokes. Savoir recevoir un stroke, c’est savoir se nourrir d’un signe positif et l’assimiler.
La aussi, un beau schéma illustrera utilement ces propos.

Après les parents, le manager NATUREL est le tiers privilégié capable d’apporter à son collaborateur une quantité suffisante de strokes, sachant que chacun a besoin d’environ 150 strokes/jour.
Alors, mes gaillards ? Inné ou acquis ????