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Leçons d’amour à l’indienne… ou le B-A-BA de la joint-venture pour Occidentaux enamourés

PostDateIconMardi, 14 Juin 2011 07:57 | PostAuthorIconÉcrit par Jean-Claude Boyer
Thématique : Reprendre une entreprise
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Une joint-venture en Inde ?
Une expérience intéressante pour tout Français qui recherche une belle… entreprise à épouser.

Amis compatriotes, attention : le charme des orientales pourrait bien vous faire tourner la tête !
Car l’amour à l’indienne réserve souvent quelques surprises, même au French lover le plus aguerri…

 

 

Sur la base de mon expérience, 3 leçons de courtoisie économique à l’intention des coqs gaulois tentés par une union indienne ☺


Leçon n°1 : prenez le temps des préliminaires
Chacun sait qu’en amour, il faut prendre le temps des préliminaires.

En bons Français, on se dit qu’on devrait savoir faire ! Eh bien non : à ce petit jeu, croyez-moi, les Indiens nous sont nettement supérieurs.  Au pays du Kamasutra, visiblement, plus c’est long, plus c’est bon. En tous cas, ils savent parfaitement faire durer l’attente… et éprouver durement les nerfs et la patience de tout preux chevalier en herbe.

Alors amis Français, sachez-le avant de vous lancer : il vous faudra attendre une bonne année de flirt avant d’envisager de consommer. Les experts vous le confirmeront : un an, c’est en moyenne le temps qu’il faut à un partenaire indien pour avoir confiance avant de se lier.

C’est là ma 1ère grande découverte de néophyte à l’international : figurez-vous que le monde entier est rempli d’étrangers qui, non contents de s’exprimer dans une langue autre que celle de Molière, ont le culot de ne pas partager nos us et coutumes ! Il paraît que ça s’appelle la différence culturelle ☺

Leçon n°2 : couchez… vos intentions par écrit
A ce stade des pourparlers, si vous n’avez pas encore pris la fuite, les fiançailles paraissent bien engagées.

Enfin, ça, c’est ce dont vous êtes persuadé… jusqu’à ce que vous passiez par la phase « rédaction de l’acte de mariage » (euh, du « mémorandum », pardon). Le mémorandum, pour mémoire, c’est cet acte quasi notarié qui reprend, dans une liste exhaustive, tous les points de négociation que vous venez de valider avec votre nouvel amour.
Malheur à qui omettra d’y mentionner un élément important ! De la répartition du capital à la distribution des dividendes, en passant par la localisation et les contrats d’exclusivité, les points de discussion ne manqueront pas.


Si vous êtes encore puceau, il sera préférable de bien vous entourer et de vous faire solidement conseiller, par exemple par un avocat spécialisé dont vous aurez préalablement vérifié l’expérience en la matière.
C’est seulement à cet instant que vous pourrez avancer vers le 1er pas officiel de votre union, en confirmant votre engagement auprès de la famille de la mariée. Concrètement, vous devrez donc signer une lettre d’agrément expliquant au gouvernement indien pourquoi vous souhaitez épouser l’une des siennes.

Leçon n°3 : fantasmer ne doit pas rimer avec « se décourager »
A cet instant, votre désir est toujours  inassouvi, mais vous commencez à entrevoir les charmes de votre belle, que le goût prononcé des Indiens pour la paperasse conduira certainement à gérer pour vous les fastidieuses formalités d’enregistrement sur site.
Vient alors le moment tant attendu de la signature…
… mais comme je n’en suis pas encore là, me voilà condamné à fantasmer.

Suite au prochain épisode…


 

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